Définition : Une société de consommation, locution qui peut être aussi bien laudative que péjorative, caractérise une société dans laquelle l'achat de biens de consommation est à la fois le principe et la finalité de cette société. Dans celle-ci, le niveau moyen de revenu élevé satisfait non seulement les besoins considérés comme essentiels (alimentation, logement, éducation, santé,...) mais il permet aussi d'accumuler des biens (par plaisir, pression sociale ou publicitaire) et de les utiliser ou juste les montrer (pour des raisons esthétiques ou autres), dépenses que certains jugent superflues[2]. Son symbole et son fer de lance est l'objet « consommable » qui s'use et qu'il faut renouveler, voire l'objet jetable. Il serait probablement possible de faire des objets plus résistants, ce qui augmenterait leur coût et leur durée de vie, ce qui nuirait alors à la consommation.
Pour les opposants à la société de consommation, l'idéologie se résume ainsi : le remède à tous les désirs est de les assouvir. Et pour assouvir ses désirs, il faut gagner suffisamment d'argent pour pouvoir se le permettre. Cela suppose que, dans cette idéologie, tout est mercantilisable.
Les tenants de la société de consommation considèrent que le gaspillage, le superflu, l'éphémère et la redondance sont des moteurs de sociétés axées sur le développement et l'initiative innovante. La quête du superflu serait l'une des caractéristiques qui distinguerait l'être humain de l'animal, limité dans ses attentes, besoins, envies et aspirations.
Cela dit, la surconsommation entraîne des dégâts à l'environnement et à la santé par l'usage non modéré des ressources naturelles.
Alors ?